Et si, tout ceci n'était qu'un stupide rêve. Que cette écriture ne racontait rien, et que cette page était blanche.
Des suppositions faites en fin de soirée comme il l'aurait fait. Elle ne pense pas, elle écrit, elle ne parle plus, elle écoute, elle écoute chaque son, chaque vibration. Des soirs d'été, aussi chauds et tendres, il n'y en a plus beaucoup, mais ce dont nous pouvons être certains, c'est de cette chaleur humaine que beaucoup de personnes dégagent. Rares sont de sang froid, comme elle. Se déplacer sous ce ciel aussi sombre que son âme, ne lui fait ni chaud ni froid, car la nuit les gens comme elle, sortent et se rencontrent. Elle fait partie de ces jeunes filles, que tout le monde admire, mais que personne n'accepte.
Est-elle si différente ?
Un soir d'été, comme celui-ci ils se sont rencontrés. Derrière ce fameux bar, sombre et populaire. Il l'a remarqué, elle était différente, elle n'était pas belle, juste différente. Elle attirait l'½il de n'importe quel homme, personne ne pouvait lui résister. Il était intelligent, elle était belle, un mélange fougueux, et impossible. Mais ces deux êtres, admiraient ensemble cette population de gens heureux et restaient sans voix, dans une incompréhension gigantesque ils continuaient leur chemin aussi droit que possible, ne s'acceptant aucune faute. Elle était intelligente, il était beau, un mélange fougueux, et impossible. Mais ces deux êtres, aussi amoureux qu'ils pouvaient l'être, restaient immobiles face à la déception et à la peur que les autres leur procuraient, dans une incompréhension monumentale ils avançaient la tête aussi haute que possible.
Viens un soir d'hiver, le premier pour être précis. Ces deux êtres, perdus dans un froid glacial, se sont retrouvés derrière ce fameux bar, sombre et populaire. Elle l'avait remarqué, il était différent. Il avait changé. Elle l'avait bien compris, mais voulait le récupérer et surtout garder ce pouvoir charnel qu'elle avait sur lui. Elle ne fit qu'une bouchée de lui, car il ne s'attendait pas à la voir blessée à ce point, et il ne comprenait pas son désespoir. Elle lui proposa d'être à lui pour l'éternité, il lui proposa d'aller chez lui. Il la regardait longtemps, marcher, se déhancher. Sa façon d'être était très suave et sensuelle, son déhanché était dérangeant et ses mimiques excitantes. Elle le savait, et en jouait.
Il l'aimait, elle était une croqueuse d'homme.
Arrivés chez lui, ils se mirent à l'aise, buvant un des meilleurs vins qu'il soit dans le marché, il l'amena vers sa chambre, et commencèrent à discuter de choses à d'autres, aucunement intéressante, mais c'est ainsi que le désir monta. Allongée, transpirante, dégoulinante de désir. Brûlante d'envie et de plaisir, elle l'attendait sous un drap léger et transparent, cette chaleur leur rappelait ces douces nuits d'été. Il était là, à la regarder se languir et le charmer une dernière fois avec ses formes généreuses, elle le voyait, et s'amusait avec son corps, car chacun de ses gestes étaient regardés.
Il était un coureur de jupon, elle l'aimait.
Et voulant s'offrir, comme une première fois à lui, elle le laissa contrôler chaque moment. Leur respiration s'accélérait et la chaleur corporelle fut intense. L'un tenant l'autre, l'autre embrassant l'un. Une sueur glaciale coulante le long de la colonne vertébrale, fut comme un signal et pris comme le départ d'une longue nuit où ces deux corps s'exprimaient.
L'amour s'y dégageait comme un parfum.